
Description
Envergure
265 cm d'envergure
Période d'observation
Toute l'année (plus facilement au printemps et l'été)
Couleur
Tête et cou blanc, plumage brun sombre
Habitat
Milieux montagnards
Le reconnaître
Le vautour fauve est un oiseau remarquable par sa taille, l’envergure peut atteindre 2.65 m et sa masse jusqu'à 11kg !
Il se caractérise par trois couleurs distinctes, un brun clair sur les couvertures et le corps, du brun foncé tirant au noir sur les rémiges et rectrices et enfin un cou pourvu de minuscules plumes et une collerette blanches. La collerette est néanmoins brune chez les jeunes.
En vol, il est difficile de le confondre avec d’autres oiseaux, les digitation de ses ailes (les plumes de l’extrémité de l’aile sont écartées les unes des autres), les ailes légèrement relevées et moins rectangles que le vautour moine, cet oiseau a tout pour planer des heures.
En effet, dès le matin, les vautours fauves vont chercher des courant d’air chauds qui vont leur permettre, en cerclant (vol circulaire dans les ascendants), d’adopter une hauteur suffisante pour repérer des charognes. Le vautour est donc un oiseau pratiquant peu le vol battu, ce qui est un autre critère d’identification.
Ses serres, bien que de taille impressionnante, ne sont pas des pattes préhensibles. Ainsi, il lui sera impossible de se saisir d’une proie ou de s’accrocher à une branche d’arbre.
Où le rencontrer ?
L’essentiel pour les vautours est de disposer de relief pour la prise d’ascendants. Aujourd’hui ils se cantonnent aux Cévennes, la Drôme, les Alpes de l’ouest, les Pyrénées alors qu'à l’origine ils étaient également présents dans tous le massif central, les Vosges et le Jura. Néanmoins on peut parfois les voir planer dans le ciel Français en quête de nouveaux territoires, ils ont déjà été vus proche du littoral varois.
Alimentation
Avec une vue excellente les vautours peuvent repérer des charognes a plus de 1000m de distance ! Leur cou dénué de plumes leur permet de se glisser entre les os pour manger chair restante et viscères. Avec les autres vautours présents en France on les appelle les effaceurs de mort puisque chacun a un rôle précis dans la disparition d’une carcasse (tendons pour le Vautour moine, petits restes de chair pour le Percnoptère et enfin os pour le Gypaète barbu).
Dans les zones d'élevage à ovins, les éleveurs disposent de placettes de nourrissage, sur lesquelles ils peuvent déposer les bêtes mortes, permettant ainsi une évacuation naturelle des cadavres. En effet, c'est l'apparition de l'équarissage systématique dans les pratiques d'élevage ainsi que des empoisonnements, qui avaient conduit à sa disparition totale entre les années 1920-1950, avant la mise en place de programmes de réintroduction.
Reproduction et activité
Ils nichent à flanc de falaise, souvent avec plusieurs nids proches les unes des autres, les accouplements surviennent en hiver avec la ponte d’un œuf unique vers janvier, dans un nid fait de branches. L'éclosion aura lieu environ deux mois plus tard avec une sortie de nid entre juin et août, période pendant laquelle les jeunes sont encore nourri deux mois par leurs parents avant d'être émancipés. Ils seront adultes et en âge de se reproduire entre 3 et 5 ans.

Statuts d'évaluation, de protection et de menaces
Espèce protégée
Déterminante ZNIEFF
Statut de conservation
Liste rouge de France métropolitaine : LC (Préoccupation mineure)
Liste rouge régionale de PACA : LC (Préoccupation mineure)







