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Canard colvert

Anas platyrhynchos (Linnaeus, 1758)

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Description

Envergure

92 cm d'envergure

Période d'observation

Toute l'année​ (plus facilement au printemps et été - suivant les régions)

Couleur

Plumage brun, tacheté, cou et tête verte chez le mâle

Habitats

Variés, allant des zones anthropisées, aux milieux naturels

Le reconnaître

Son nom vient du plumage nuptial porté par le mâle en saison de reproduction, un vert éclatant lui couvre la tête et le cou. Il porte également un collier blanc et des caudales (plumes de queue) noires, retroussées. Aucune confusion n’est possible avec d’autres canards. Le reste de l’année il a plus de ressemblance avec la femelle, arborant un plumage plus uni bien que le détail nous montre des plumes chamois barrées de brun foncé. Le mâle se reconnaît également facilement même en plumage d'éclipse (hors saison de reproduction) par son bec jaune vif, qui est plus terne chez la femelle. Tous deux ont les pattes orangées et un miroir bleu foncé sur l’aile.

Son envergure fait en moyenne 92 cm, faisant de lui le plus grand des canards de surface.

Où le rencontrer ?

Les colverts sont peu exigeants et s’adaptent à des eaux vives ou stagnantes, majoritairement de l’eau douce mais peuvent parfois aussi se satisfaire d’eau salée. Le critère déterminant est la présence de végétation aquatique.

Alimentation

Son nom latin signifie à bec large (du grec [platos] = large, [rhynch] = bec). Et pour cause, avec le canard souchet il fait partie des canards français ayant le bec le plus large et cela joue un rôle majeur dans son alimentation. Le canard colvert est un canard de surface, également appelé “barboteur”. Il n’est pas en mesure de plonger et bascule son corps en avant, sous l’eau, son large bec fouille et retourne vase et végétation en quête de nourriture. Il est omnivore, il broute essentiellement de la végétation mais peut aussi consommer des larves, graines et peut aussi se nourrir en milieu terrestre dans des champs.

Reproduction et activité

En voilà un animal pas banal, à la différence de (presque) tous les oiseaux qui se reproduisent par baiser cloaqual, la femelle a une adaptation de son cloaque, prenant la forme d’un vagin torsadé. Le but : éviter les tentatives de reproduction brutales des mâles qui peuvent parfois conduire à la noyade. Les mâles ont néanmoins des pénis en forme de tire-bouchon mais qui vont parfois dans le sens inverse de la torsion du vagin de la femelle. Auquel cas, la reproduction peut parfois être impossible. Ce phénomène très étudié par la science montre qu’il s’agit d’un forme de survie mettant en avant un conflit sexuel et qui peut primer sur la reproduction en elle-même.

Pour ce qui est de l'élevage des jeunes, la femelle choisi une zone de végétation haute dans laquelle elle va déposer des propres plumes abdominales avant de pondre 8 à 10 œufs qu’elle couvera environ 1 mois. Les poussins sont nidifuges, ils sortent de l’œuf avec des plumes formées, sont capables de voir et se mouvoir et suivent alors la femelle et se nourrissent d’eux mêmes.

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Statuts d'évaluation, de protection et de menaces

Espèce non concernée

Statut de conservation 

Liste rouge nationale des oiseaux nicheurs : LC (Préoccupation mineure)

Liste rouge régionale des oiseaux nicheurs, de passage et hivernants de PACA : LC (Préoccupation mineure)

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